Description
La tour de Londres est l'ancienne forteresse royale de la rive nord de la Tamise, à l'est de la City : un donjon normand enveloppé de deux enceintes et d'un fossé, où se trouvent les joyaux de la Couronne, les corbeaux et les Yeoman Warders.
Pendant presque mille ans, elle a été palais, arsenal, Monnaie royale, trésor, zoo et prison. Entre ses murs se sont jouées certaines des histoires les plus célèbres d'Angleterre, et on y admire les joyaux d'une monarchie qui les porte encore.
Au cœur se dresse la Tour Blanche, le donjon que Guillaume le Conquérant fit bâtir vers 1078 dans un angle de l'enceinte romaine, pour en imposer à une ville dont il se méfiait. Haute de 27 mètres, elle a donné son nom à tout le château : à partir de 1240, elle fut blanchie à la chaux.
À l'intérieur, la chapelle Saint-Jean est presque la seule pièce restée telle que les Normands l'ont connue : de la pierre nue, sans ornement, comme il y a plus de neuf siècles. C'est la meilleure façon de sentir à quel point ce lieu est ancien.
Les joyaux de la Couronne remplissent la Jewel House, dans le Waterloo Block : 23 578 pierres précieuses, la couronne de saint Édouard, posée sur la tête du souverain au moment du sacre, la couronne impériale d'État et une cuillère du sacre vieille de 800 ans, l'une des très rares pièces à avoir échappé à la fonte ordonnée par Cromwell.
Dans la Beauchamp Tower, les prisonniers des XVIe et XVIIe siècles ont gravé leurs marques sur les murs : elle fut ouverte aux visiteurs au XIXe siècle justement pour les leur montrer. Le long du fleuve, la Porte des Traîtres est la porte d'eau qu'Édouard Ier fit construire dans les années 1270, ses meurtrières toujours braquées sur le quai.
Au-dessus, le palais médiéval subsiste dans la Wakefield Tower et la St Thomas's Tower, les seuls logis royaux épargnés quand on a démoli le reste : ses salles restaurées montrent comment vivaient les rois ici au XIIIe siècle.
Les visites des Yeoman Warders font partie du spectacle : ils gardent la Tour, l'un d'eux veille sur les corbeaux comme Ravenmaster, et chaque jour ils participent à la cérémonie des Clés, la fermeture du soir de la Tour.
Le premier prisonnier dont on ait gardé trace fut aussi le premier à s'évader. L'évêque Ranulf Flambard, enfermé en 1100 et détesté pour ses impôts, se laissa glisser le long d'une corde qu'on lui avait fait passer dans un tonneau de vin.
En 1671, le colonel Thomas Blood ligota le gardien des joyaux et mit la main sur la couronne, le sceptre et le globe. Il ne fut arrêté que parce que le fils du gardien arriva au mauvais moment.
La sinistre réputation des lieux doit beaucoup aux propagandistes Tudor et aux romanciers victoriens. Avant le XXe siècle, seules sept personnes furent exécutées à l'intérieur du château, dont Anne Boleyn et Jane Grey, sur Tower Green. La plupart moururent dehors, à Tower Hill.
À ne pas manquer
• Les joyaux de la Couronne.
• La Tour Blanche et la chapelle Saint-Jean.
• Les inscriptions des prisonniers dans la Beauchamp Tower.
• Une visite avec les Yeoman Warders.
Le saviez-vous ?
• On y garde toujours au moins six corbeaux : selon la légende, s'ils partaient, le royaume tomberait.
• Pendant six siècles, la Tour a abrité un zoo royal, avec des lions, un éléphant et un ours polaire qui pêchait dans la Tamise au bout d'une chaîne.
• On payait autrefois l'entrée du zoo avec un chat ou un chien, donnés en pâture aux lions.
Pendant presque mille ans, elle a été palais, arsenal, Monnaie royale, trésor, zoo et prison. Entre ses murs se sont jouées certaines des histoires les plus célèbres d'Angleterre, et on y admire les joyaux d'une monarchie qui les porte encore.
Au cœur se dresse la Tour Blanche, le donjon que Guillaume le Conquérant fit bâtir vers 1078 dans un angle de l'enceinte romaine, pour en imposer à une ville dont il se méfiait. Haute de 27 mètres, elle a donné son nom à tout le château : à partir de 1240, elle fut blanchie à la chaux.
À l'intérieur, la chapelle Saint-Jean est presque la seule pièce restée telle que les Normands l'ont connue : de la pierre nue, sans ornement, comme il y a plus de neuf siècles. C'est la meilleure façon de sentir à quel point ce lieu est ancien.
Les joyaux de la Couronne remplissent la Jewel House, dans le Waterloo Block : 23 578 pierres précieuses, la couronne de saint Édouard, posée sur la tête du souverain au moment du sacre, la couronne impériale d'État et une cuillère du sacre vieille de 800 ans, l'une des très rares pièces à avoir échappé à la fonte ordonnée par Cromwell.
Dans la Beauchamp Tower, les prisonniers des XVIe et XVIIe siècles ont gravé leurs marques sur les murs : elle fut ouverte aux visiteurs au XIXe siècle justement pour les leur montrer. Le long du fleuve, la Porte des Traîtres est la porte d'eau qu'Édouard Ier fit construire dans les années 1270, ses meurtrières toujours braquées sur le quai.
Au-dessus, le palais médiéval subsiste dans la Wakefield Tower et la St Thomas's Tower, les seuls logis royaux épargnés quand on a démoli le reste : ses salles restaurées montrent comment vivaient les rois ici au XIIIe siècle.
Les visites des Yeoman Warders font partie du spectacle : ils gardent la Tour, l'un d'eux veille sur les corbeaux comme Ravenmaster, et chaque jour ils participent à la cérémonie des Clés, la fermeture du soir de la Tour.
Le premier prisonnier dont on ait gardé trace fut aussi le premier à s'évader. L'évêque Ranulf Flambard, enfermé en 1100 et détesté pour ses impôts, se laissa glisser le long d'une corde qu'on lui avait fait passer dans un tonneau de vin.
En 1671, le colonel Thomas Blood ligota le gardien des joyaux et mit la main sur la couronne, le sceptre et le globe. Il ne fut arrêté que parce que le fils du gardien arriva au mauvais moment.
La sinistre réputation des lieux doit beaucoup aux propagandistes Tudor et aux romanciers victoriens. Avant le XXe siècle, seules sept personnes furent exécutées à l'intérieur du château, dont Anne Boleyn et Jane Grey, sur Tower Green. La plupart moururent dehors, à Tower Hill.
À ne pas manquer
• Les joyaux de la Couronne.
• La Tour Blanche et la chapelle Saint-Jean.
• Les inscriptions des prisonniers dans la Beauchamp Tower.
• Une visite avec les Yeoman Warders.
Le saviez-vous ?
• On y garde toujours au moins six corbeaux : selon la légende, s'ils partaient, le royaume tomberait.
• Pendant six siècles, la Tour a abrité un zoo royal, avec des lions, un éléphant et un ours polaire qui pêchait dans la Tamise au bout d'une chaîne.
• On payait autrefois l'entrée du zoo avec un chat ou un chien, donnés en pâture aux lions.