Big Ben

Big Ben

Bridge Street. (Avril la carte)

Description

Big Ben est la grande tour de l'horloge, à l'extrémité nord du palais de Westminster, au bord de la Tamise : 96 mètres de pierre couleur de sable et de remplages gothiques, quatre immenses cadrans et la cloche dont le grondement rythme les heures de Londres depuis 1859.

À proprement parler, Big Ben est la cloche qui se trouve à l'intérieur, 13,5 tonnes de bronze. La tour s'appelait simplement Clock Tower jusqu'en 2012, quand elle a été rebaptisée Elizabeth Tower pour le jubilé de diamant de la reine Élisabeth II. Presque tout le monde continue pourtant d'appeler l'ensemble Big Ben.

Les quatre cadrans sont la première chose à regarder : 6,9 mètres de diamètre, chacun fait de 324 morceaux de verre opalescent dans un cadre de fonte dorée. Sous chacun court une prière latine pour la reine Victoria, et le quatre s'écrit IV, non IIII comme sur beaucoup d'horloges.

Regardez aussi la couleur. Les cadres avaient été peints en noir dans les années 1930 pour cacher la suie ; la restauration de 2017 à 2021 l'a retirée et a fait reparaître le bleu de Prusse d'origine, avec des cadrans redorés et des écus rouge et blanc de saint Georges.

Plus haut, 52 écus sculptés portent les emblèmes du royaume : la rose des Tudor, le chardon, le trèfle et le poireau. Au-dessus du beffroi brille l'Ayrton Light, allumée chaque fois que la Chambre des communes siège après la tombée de la nuit. Elle était d'abord tournée vers Buckingham Palace, pour que la reine Victoria puisse voir quand les députés travaillaient.

Il y a aussi le son. Tous les quarts d'heure, quatre cloches plus petites jouent les Westminster Quarters, une mélodie empruntée à une église de Cambridge, et à l'heure pile Big Ben répond de son mi grave.

La tour est née d'un désastre. En 1834, un incendie détruisit la plus grande partie de l'ancien palais de Westminster, et Charles Barry le reconstruisit en style néogothique. Pour la tour de l'horloge, il s'adressa à Augustus Pugin : ce fut son dernier dessin avant la maladie et la mort. « Elle est belle », écrivit Pugin en la remettant.

La cloche a connu des débuts difficiles. La première se fissura pendant les essais. La seconde, hissée en 18 heures, se fissura aussi, deux mois après son premier coup : le marteau pesait plus du double de ce qu'il aurait dû.

La solution fut simple. On fit pivoter la cloche d'un huitième de tour et on lui donna un nouveau marteau, et elle sonne depuis avec un timbre un peu différent, fêlure comprise. Le surnom honore peut-être Sir Benjamin Hall, le grand ministre qui supervisa l'installation, ou un boxeur poids lourd de l'époque.

L'horloge est réputée pour sa précision. Elle a sonné pendant tout le Blitz, même après un raid de mai 1941 qui endommagea deux de ses cadrans, et le soir du Nouvel An 2024, elle a sonné minuit à cinq millièmes de seconde près.

À ne pas manquer
• Les cadrans et leur bleu de Prusse.
• Les Westminster Quarters à l'heure pile.
• L'Ayrton Light après la tombée de la nuit.

Le saviez-vous ?
• L'horloge se règle avec de vieux pennies empilés sur le pendule.
• En 1949, une bande d'étourneaux s'est posée sur l'aiguille des minutes et a retardé l'horloge de quatre minutes et demie.
• La tour penche légèrement vers le nord-ouest, d'environ 50 centimètres au sommet.